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International Leadership Development Forum

 


Le projet
 

1. Charte

L’ILDF est un prototype : outil de travail mis à la disposition de jeunes professionnels travaillant pour la danse contemporaine, il a pour but de promouvoir des formes artistiques contemporaines et des méthodes pionnières de collaboration internationale à toutes les étapes de l'évolution d'un projet artistique.
L’on s’accorde à penser que les échanges internationaux ont un effet dynamisant immédiat sur la scène artistique, que la création et les échanges sont dynamisés par l’émergence de nouvelles formes de collaboration entre artistes, managers, producteurs et diffuseurs et par la multiplication des circuits de production et de diffusion. Or, seule une connaissance subtile des spécificités des contextes locaux de création et de diffusion, des missions et des projets de chacun permet de mettre en place des collaborations efficaces à l'échelle internationale. Il semble donc opportun de définir et de créer les bases d’une intensification des échanges internationaux autour de la danse contemporaine.
L’initiative a donc été prise de réunir une trentaine de jeunes professionnels venus des continents africains, européens et nord-américains pour 5 journées de travail communes, au cours desquelles les participants ont pu exposer leur environnement professionnel dans ses composantes à la fois politiques, institutionnelles, culturelles et artistiques dans le but d’établir une cartographie des ressources existantes pour produire et diffuser de la danse contemporaine à une échelle internationale.
Ces rencontres initient une série de 4 à 6 rendez-vous au cours des 2 prochaines années, auxquels prendront part les mêmes participants. Ces rendez-vous seront autant de déclinaisons possibles de l’ILDF.

2. Recrutement

L’INTERNATIONAL LEADERSHIP DEVELOPMENT FORUM s’est déroulé du 16 au 20 juillet 2001 à Aix-en-Provence. Il s’agit d’une réunion de jeunes opérateurs émergeant sur la scène internationale, chacun investi étroitement et de manière originale dans la dynamisation du champ chorégraphique entendu au sens large.
Ont participé à cette rencontre une trentaine de jeunes opérateurs effectuant un travail créatif d'accompagnement, de soutien et de réflexion autour de la production et de la diffusion de la danse contemporaine et dont l'action s'inscrit dans un contexte local qu'ils sont à même d'exposer et de représenter.
Les participants ont été choisis sur la base des critères suivants :
- Excellente connaissance de la scène et du travail des artistes de leur région
- Étroite connaissance des relais institutionnels moteurs de leur région
- Implication professionnelle dans la dynamisation du champ chorégraphique
- Maîtrise de l'anglais
- Vocation à consacrer leur carrière professionnelle à la danse
- Volonté de partager des informations et des connaissances
-Vocation à jouer un rôle de multiplicateur en région (redistribution des informations)
-Vocation à s'investir sur la scène internationale .
Le comité de sélection composé d’Annabelle HAGMANN, Carolelinda DICKEY, Anne NEUMANN-SCHULTHEIS et Roman ARNDT s’est réuni le 27 avril 2001 à Cologne.
La liste des participants comprend 4 africains, 4 allemands, 8 américains, 6 français, 1 italien et 6 représentants des pays d’Europe centrale. Le groupe est construit autour d'un axe fort franco-allemand, associant étroitement les pays d’Europe centrale. Il est tourné vers l'Amérique du Nord, représentée par une nouvelle génération de professionnels, travaillant dans des lieux innovants, des universités, des agences nationales ou des structures de productions et de tournées. Ces opérateurs manifestent une grande curiosité pour la scène européenne et un désir de remédier à la relative imperméabilité des marchés en tissant de nouvelles relations professionnelles. L'Afrique est un autre vecteur du réseau, notamment les pays d’Afrique de l’ouest à partir de réseaux émergents du MASA ou d’Afrique en créations (Ocre). La volonté d’accompagner la professionnalisation de jeunes opérateurs africains et de les ancrer solidement sur la scène internationale préside à cette orientation.
La limite était fixée à 30 participants dans le souci de créer des conditions privilégiées d’échanges et d'éviter que la rencontre ne prenne des allures de colloques ou de congrès.
Le groupe des participants s’est avéré tres intéressant : homogène dans ses préoccupations, il était toutefois à l’image de la diversité des systèmes de promotion de la danse contemporaine des pays représentés. Par ailleurs, les participants français ont été sélectionnés pour leur capacité à représenter globalement le paysage structurel français de la danse (CCN, scène nationale, agence régionale, lieu de production et de diffusion émergent, festival). Ce même souci a présidé à la sélection des allemands et des américains.