Sidiki
Koumbassa est de la jeune génération des danseurs
issus du Ballet National de Guinée au renom international
: Les Ballets Africains. Son aventure artistique commence dès
son plus jeune âge sous linfluence de son père
Youssouf Koumbassa, danseur professionnel alors dans le Ballet
Djoliba et le Ballet National de Guinée.
Lorsque son père sétablit à New York,
Sidiki reste à Conakry avec sa mère Binta Yattara,
danseuse des Ballets de Matam. Il grandit sous lil
attentif des danseurs et musiciens, maîtres et amis de
Youssouf dont Sékouba Camara, Hamidou Bangoura, Italo
Zambo. Cest par eux que Sidiki est initié à
labondante palette des rythmes et danses des différentes
ethnies guinéennes. Sidiki se distingue très tôt
dans les fêtes traditionnelles locales où il danse
et joue le djembé aux côtés des professionnels
alors quil na que huit ans.
Voyant son énergie et son style, un ami danseur de son
père, Alia Zigla Sylla engage Sidiki dans sa troupe,
le Ballet Samaato. Samaato est alors un des premiers ballets
privés de la capitale où sont enseignés
les répertoires traditionnels de danse, chant et rythmes
guinéens. Sidiki sinitie à tous les instruments
en plus de travailler la danse.
Cette formation intensive a vite fait de lui un artiste polyvalent
et dès lâge de douze ans sa vie est exclusivement
dédiée à la danse et aux percussions. Le
jour Sidiki suit un entraînement intensif comme danseur
et acrobate et travaille au fil des années avec les meilleurs
ballets de Conakry, Fareta, le Circus Baobab et les fameux Ballets
Africains. La nuit, il est percussionniste soliste et accompagnateur
pour des cérémonies traditionnelles de Sabar,
Manika Fare, Sindiana, mariages et baptêmes susu et malinke.

Formation
Pédagogique
Pendant que Sidiki développe ses talents à Conakry,
Youssouf son père développe une carrière
internationale à linstar dun de ses frères
du Ballet Djoliba, le djembéfola Mamady Keïta, et
devient à son tour un maître de danse.
Porteur de sa culture traditionnelle dans nos capitales occidentales
depuis près de vingt ans, Youssouf revient chaque année
à Conakry avec ses élèves américains,
européens ou japonais, leur faire découvrir sa
culture dans son contexte véritable.
Voyant Sidiki atteindre un niveau professionnel et développer
un style très personnel, il lintègre aux
artistes intervenant auprès de ses stagiaires comme danseur
et percussionniste. Au fil des stages, Sidiki acquiert de nouvelles
compétences, celles denseigner son art et de partager
sa culture avec des étudiants de tous niveaux et dorigines
différentes.
Activité Professionnelle
Dès son arrivée en France, à Marseille
en Avril 2001, Sidiki se met en contact avec des artistes et
associations, commence ses activités de formateur, fait
quelques interventions en danse et au djembé avant dêtre
engagé sur Lentre-Deux-Mondes, spectacle de théâtre
déambulatoire produit par lassociation Contre Jour
pour les Nuits Métis de La Ciotat.
Il crée son groupe de percussions Fareta avec des percussionnistes
passionnés par le répertoire traditionnel guinéen
afin daccompagner ses cours et stages de danse au djembé,
dundun, samban et kinkéné. Pour lannée
2001/2002, les cours réguliers sont tous dispensés
dans des centres culturels marseillais. Quant aux stages, Afrikafola
, lassociation porteuse des projets de Sidiki, les propose
" clefs en main " aux structures culturelles équipées
dune salle de danse en week-end ou pendant les vacances
scolaires, en France ou à létranger.